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28.07.2008

Danser le kuduro, l’axe de Bahia, et le Funk Carioca à Roissy, c’est possible


 
L’idéal aurait été que je parte en voyage, comme mes camarades du cours de danse que j’ai testé dans la salle d’embarquement du Terminal 2E à Roissy... Michelle et Lisa, des Irlandaises de 21 ans partaient à Bangkok, Cindy, bolivienne, 26 ans à Washington… Inutile de rêver à l’avion qui me tendait ses ailes juste derrière les baies vitrées, j’avais pour seul titre de transport mon ticket de la navette Roissy bus. Cela dit, danser sur des rythmes africains et latinos aux influences électro, cela fleurait déjà bon les vacances. Petit récit d'une épopée rythmique entre deux embarquements.
 
Apprendre le Kuduro, une danse angolaise contemporaine, ça se mérite. Pour accéder à la porte E51, il faut franchir plusieurs étapes. d'abord il faut obtenir une autorisation à la préfecture, pour avoir le fameux badge permettant de se rendre en salle d’embarquement. Heureusement, je suis escortée de Julie, la stagiaire. Démarre alors, la première danse: celle des contrôles de sûreté.
 
Enfin la piste de danse
 
Lors du passage au portique de détection, je «bipe», bien comme il faut… Et vas-y qu’on me demande d’enlever mes escarpins, de soulever les pieds pour regarder s’il n’y a rien de suspect sous ma voûte plantaire… Arrive ce que je crains le plus: marcher, l’air penaud devant les douaniers, pieds nus sur quelques mètres pour aller récupérer chaussures, sacs et autres affaires personnelles…
 
Arrive enfin le moment tant espéré: la piste de danse. Victorine, une Guadeloupénne de 30 ans a, comme toute prof de danse, «une pêche d’enfer». Elle est assortie au décor: T-shirt Fushia, bas de jogging blanc. Son assistante, Celina, 20 ans, même tenue, a un bronzage à faire pâlir d’envie .Au-dessus de ma tête, une boule à facette et des spots, autour de moi un rideau de fils blancs et devant moi, le miroir pour constater en quelques instants l’ampleur des dégâts. Encore un peu et j’ai l’impression d’être au «Green mango», la boîte de nuit de mes vacances.
 
Un petit clin d'oeil à Julie

Au menu: 3 cours de 10 à 15 minutes, gratuits et sans inscription. Un hôtesse invite les voyageurs à venir nous rejoindre. Ouf! Nous ne serons pas toutes seules avec Julie. Commence alors le cours de Kuduro. Victorine, nous distribue à chacune un casque sans fil afin d’écouter la musique et ses conseils sans déranger les voyageurs en salle d’attente. Mais pour ces derniers, la scène est cocasse: en plein silence, huit nanas se trémoussent, se déhanchent et sautillent. Dans nos casques, l’ambiance n’est pas la même. «And one, two, three, four, et on tourne. Allez les filles, et en avant, en arrière!» J’échange un petit clin d’œil, à Julie. Nous sommes ridicules, mais on s’amuse.

Vient ensuite le cours d’«axe de Bahia», une danse inspirée des mouvements africains. C’est reparti pour des déhanchés, ou le «Rebolar» comme on dit au Brésil. Nous nous décrispons un peu, les mouvements sont plus fluides.
 
Et puis le meilleur pour la fin: le Funk Carioca. Je m’attends à danser comme dans la Cité de la peur. Mais Victorine annonce la couleur: «C’est une danse collective qui mime des mouvements sexuels». Allez c’est parti. Deux roulements de fesses plus tard, je constate un peu piteuse, que loin de ressembler à une sylphide sensuelle et sexy je ne suis, ni plus ni moins, bonne que pour la danse des canards.

Valérie Zoydo754890568.JPG

25.07.2008

J'ai testé un coach à domicile

1797761912.jpgJ’aime le sport, c’est le sport qui ne m’aime pas. A chaque fois que je veux aller à la piscine, il pleut. A chaque fois que je veux aller courir, je ne trouve pas mes chaussures. Et quand je les trouve, il re-pleut. Alors un jour de grande déprime devant la glace, j’ai décidé que moi aussi, je le valais bien. Et je me suis offerte un coach à domicile. Enfin pas vraiment offerte, puisque la première séance est gratuite.
 
Bref, j’ai rangé l’appartement, enfilé ma tenue de combat et attendu. Le coach à domicile se déplace en voiture et il est en retard. Finalement, Raphaël, c’est son nom, sonne à la porte. Raphaël est jeune, bien foutu, et plutôt beau gosse, avouons-le.

La première séance sert à faire connaissance, à évaluer «mes envies et mes besoins». C’est pas au Club Med Gym que ça m’arriverait, ça. Je dresse un tour d’horizon rapide (grossesse, mollesse, absence totale de volonté malgré une adolescence plutôt sportive) et Raphaël m’explique que tout est dans la régularité. Je l’avais déjà lu quelque part, mais, là, il me parle à moi, dans les yeux, qu’il a d’un fort joli noisette, soit dit tout à fait en passant.
 
S’ensuit une série de questions sur mon ryhtme, mes habitudes de vie et mon régime alimentaire. Puis vient l’heure des tests. Une série de petits exercices, genre 20 flexions, 20 abdos, rester adossée genoux fléchis contre un mur pendant 1 minute et quelques pompes. J’ai ma fierté, et le fait d’être surveillée de près me motive. Je réussis l’examen haut la main, Raphaël est impressionné. A moins qu’il ne dise la même chose à tout le monde.
 
Trop tard, le mal est fait, je suis sous le charme. Mon coach est déjà en train d’élaborer mon programme de remise en forme sur les six prochains mois. En gros, c’est une séance avec lui par semaine et une heure de footing en solo. Et manger un peu moins, aussi.
 
Bon je sais que je le vaux bien, mais à 60 euros la séance (à condition d’en prendre dix), ça va devenir compliqué, le coach à domicile. Seul intérêt, certains organismes sont enregistrés comme des services à la personne. Les impôts vous créditeront donc de la moitié du prix de vos séances, mais en attendant, il faut quand même l’avancer.
 
 Bilan: Raphaël a su me remotiver et me donner envie de reprendre le sport. Est-ce que j’y arriverai vraiment sans lui, c’est une autre histoire. Raphaël, REVIENS!!!!!

23.07.2008

J'ai testé... un repas au surimi

front-34-image-242653.jpeg?707bc213e4e79a4239c3447bdacb13f7 On nous le dit partout, le surimi, c’est tendance. Alors, avec ma cuisinière émérite de copine, on s’est essayé à faire un repas trendy de A à Z en faisant appel à ces fameux bâtonnets qui aiguisent la créativité des cuisiniers en herbe.

En entrée, nous optons pour une quiche au surimi, mélangée avec du fromage de chèvre. On débite le fameux bâtonnet en rondelles en faisant attention à ne pas le mettre en miettes. Puis on le mélange gentiment avec la pâte, et direction le four. Une vingtaine de minutes plus tard, on ressort la galette.

Verdict: on n’a sans doute pas assez mis de surimi, parce que la quiche ne sent pas grand-chose. La douzaine de bâtonnets n’a pas suffi à donner un goût au fromage de chèvre, dont pourtant nous sommes demeurés assez avares.

Deuxième étape: des makis au surimi. Le concept: on prend du surimi, mais en miettes cette fois-ci. On essaie de le tasser pour en faire une petite boule. Et puis on rajoute un peu de saumon fumé, comme ça, juste pour voir. Et pour emballer le tout, on découpe des carottes et des courgettes en fines lamelles. On les roule autour de notre boule de surimi et puis on empale le tout sur un cure-dent. Et on met ça au frigo histoire de rafraichir le tout. Un petit quart d’heure plus tard, on ressort la création: c’est beau et coloré. Mais une fois en bouche, le problème reste le même. On sent bien plus le saumon, la carotte et la courgette que nos miettes de surimi, qui constituent pourtant la base de la recette.

Un peu dubitatifs, nous faisons une dernière tentative, en mettant à fond le surimi en vedette. Une simple rondelle de courgette, et un bâtonnet entier de surimi dessus. Résultat: match nul, le surimi ne parvient pas à prendre le dessus sur notre légume. On envisage à un moment de tenter le tournedos au surimi. Et puis non, en fait on n’a plus faim. Et vous, vous avez une recette qui donne au surimi sa juste valeur?


Emile Josselin

 
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